Évolution: Du loup à la baleine ?

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Quelles sont les origines de nos pachydermes actuels ? Comment leur milieu a-t-il influencé leur évolution pour devenir aujourd’hui les cétacés que nous connaissons ?

La baleine à bosse

Au fil de la conférence “de la naissance à la conservation des espèces” du docteur vétérinaire, biologiste, créateur de l’IMA Laurent Soulier, nous avons appris que l’espèce des cétacés, après avoir conquit le milieu terrestre, est retournée à son milieu aquatique.

En effet ces mammifères descendraient d’espèces d’abord terrestres puis devenues aquatiques:

-Il y a environ 60 millions d’années le mesonyx, a l’allure et la taille d’un loup, à la seule exception qu’il possède des sabots

représentation d’un mesonyx

 

-Il y a environ 50 millions d’années le Pakicetus ressemble à un canidé de la taille d’un loup, il vit dans un milieu terrestre à proximité de points d’eau et est un des plus vieux ancêtres connus des cétacés, avec l’Ambulocetus (la baleine qui marche)

représentation d’un pakicetus

 

représentation d’un ambulocetus

-Il y a environ 40 millions d’années le dorudon, mesure 7 mètres et est muni d’un aileron dorsal et d’une queue en demi lune, ainsi que le basilosaurus de 18 mètres (dont il reste des vestiges de membres antérieurs sur l’ossature, en battoir), mais aussi le protocetus qui possède également des vestiges de membres antérieurs ainsi que des dents différentes des autres espèces (hétérodontes)

représentation d’un dorudon

 

représentation d’un basilosaurus

 

représentation d’un protocetus

On voit donc progressivement, en s’appuyant sur les ressemblances entre les espèces (leurs membres antérieurs), qu’une espèce a quitté le milieu terrestre pour retourner au milieu aquatique.

Nous avons également appris le point de vue des chercheurs au fil des époques quand à la classification des cétacés:

-En -350 av.JC, Aristote classe les cétacés parmi les poissons

-En 1683, John gray classe les cétacés parmi les mammifères

-Au 19ème, siècle Darwin propose la théorie que les baleines descendaient d’un ours, en s’appuyant sur les observations suivantes: une articulation à l’épaule, le développement embryonnaire formant des bourgeons de pattes postérieures (probablement un membre postérieur chez l’ancêtre), les poils ainsi que le squelette de la nageoire de la baleine (il s’agit d’une main articulée comme celle des ours à l’exception du fait qu’elle est aplatie afin de permettre de nager)

Enfin nous avons appris comment étudier les cétacés aujourd’hui.

Afin d’étudier cette espèce dans son milieu il y a plusieurs méthodes:

-Le recueil d’informations sur les cétacés morts par le RNE (réseau national d’échouage) procède à une autopsie, à l’étude des contenus stomacaux et à l’estimation de l’âge

-le comptage de cétacés en mer par transects navals et aériens. Il s’agit d’une technique traçant une ligne droite virtuelle dont la distance est prédéterminée et que l’on traverse à une vitesse régulière en observant de chaque côté le nombre d’animaux rencontrés.

-La méthode du marquage/balisage de cétacés

-Le typage génétique

-La capture marquage recapture, qui permet entre autre d’estimer la population de l’espèce.

On peut également reconnaître une espèce à la profondeur de sa plongée, l’espèce pouvant plonger le plus profondément étant le cachalot.

Laurent Soulier nous a enfin informé sur les normes de protection de l’espèce. On estime qu’il fallait environ quelques dizaines de milliers d’espèces pour assurer sa survie sans protection. Heureusement avec les normes actuelles on peut l’assurer avec quelques milliers d’espèces. La chasse des cétacés est aujourd’hui interdite pour toutes les espèces sauf pour le petit roqual.

Nous espérons donc pouvoir garder cette diversité pour de longues années encore, et peut être apprendre à voir comment elles évolueront !

Merci à Laurent Soulier

Lorys Lellouche, Corentin Duverger